Art thérapie: Les Ruches d’art, tiers lieu médiations artistiques

Le modèle des ruches d’art est une approche d’art communautaire

Ce sont des espaces d’inclusion régénératifs d’art communautaire, avec l’objectif de bâtir des solidarités à travers la distance géographique.

En Anglais « Art Hive » est un concept développé par Janis Timm-Bottos, professeure à l’Université Concordia ( Montréal) au Canada, en 2011.

Cette initiative vise à renforcer et à promouvoir les bienfaits de ces ateliers collectifs inclusifs et accueillants, à travers le Canada et le monde. Ces lieux créatifs et sociaux créent de multiples occasions de dialogue, de partage de savoir-faire et de création artistique, entre des gens de divers horizons socio-économiques, âges, cultures et capacités. 

Tous types de médias artistiques peuvent être pratiqués: la peinture, le dessin, l’écriture, la cuisine, le jardinage, la danse, la musique, la sculpture, le théâtre, le chant , la vidéo, la photo ect…

Largement développé en Amérique du nord: Canada et Etats Unis , le concept s’exporte dans différents pays du monde. Les ruches d’Art s’intègrent dans différents types de lieux: bibliothèques, café, résidence pour personnes âgées, logements sociaux, musée, galerie d’art…

En France, il en existe deux:

Les Ruches d’Art s’inscrive dans le mouvement des Tiers lieux. En effet, une ruche d’Art est une forme de tiers lieu qui vise à favoriser l’inclusion sociale par le biais des pratiques artistiques.

Qu’est ce qu’un tiers-lieux ? Les tiers lieux sont  » destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser. Mot chapeau au premier abord pour rassembler sous une même et grande famille les espaces de coworking, les FabLab, les HackerSpace, les Repair’Café, les jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprises ouvertes, le « Tiers Lieu » est un endroit où l’on pense ces singularités nécessaires à condition qu’elles soient imaginées et organisées dans un écosystème global ayant son propre langage pour ne plus être focalisé sur des lieux et des services d’infrastructure, mais vers l’émergence de projets collectifs permettant de co-créer et conserver de la valeur sur les territoires » ( définition de Movilab).

Lors d’un rapport remis au gouvernement 2018, il a été dénombré 1800 tiers sur le territoire français.

Si vous souhaitez créer une Ruche d’art, rapprochez vous d’un Tiers Lieu!

Sur La Rochelle ( Charente Maritime) , je suis adhérente au projet La Proue que je vous invite vivement à découvrir : https://www.laproue.fr/

Pour écrire cet article, j’ai suivi une conférence de Rachel CHAINEY:

Rachel Chainey est une art-thérapeute, une entrepreneuse sociale, une artiste de la vie et une organisatrice communautaire. Cette curieuse touche-à-tout est passionnée par les gens, les histoires, la justice sociale intersectionnelle et la coopération. Elle occupe le poste de coordonnatrice nationale du réseau Art Hives/Ruches d’art à l’Université Concordia depuis 2014, et travaille au sein de différentes ruches montréalaises depuis 2010. Elle est également cofondatrice et codirectrice de la Coop Le Milieu, un studio d’art communautaire et un café de quartier, une ruche d’art à Montréal, QC.

Liens utiles pour en savoir plus sur les ruches d’art :

arthives.org ,  https://lesruchesdart.org/

Page facebook: https://www.facebook.com/arthivesorg/

Courriel: network@arthives.org

Land Art Thérapie: Alain Dikann

Aujourd’hui, peut être plus qu’hier, nous continuons à nous couper de la nature. Or nous en sommes tous issus. Nous tendons tous vers une forme de rationalité portée comme une démarche supérieure. Nous avançons, en nous coupant de notre environnement naturel. Beaucoup d’études le démontrent: cela a des répercussions sur notre santé psychique et physique.

Aller dans la nature représente alors une forme de prendre soin de soi, de manière très profonde, notamment en y ajoutant une pratique de Land Art . La nature en elle même a une fonction restaurative, ne l’oublions pas.

Le Land Art qu’est ce que c’est?

Le Land Art est une démarche de créations éphémères constituées de tous les composants que l’on peut trouver sur un spot naturel tel qu’une forêt, une prairie, une plage, une crique de galets, la montagne, un parc, une ville ect

Le Land Art est apparu dans les années 60/70. Il fait parti du courant de l’éco psychologie et l’éco thérapie né au même moment. Notamment avec Paul Shepard avec la pensée environnementaliste. Cette approche pense que l’homme se coupe de ses origines animales et de son animalité et dénature ainsi sa constitution humaine, créant ainsi la voie, d’une certaine façon à une mutilation.

Dans le Land Art Thérapie, c’est le processus qui est visé plutôt que la création en elle-même. La création est amenée à être « abandonnée/ laissée » sur place.

Le Land Art permet une expression/expérimentation sensorielle, éminemment politique: en repositionnant l’homme dans la nature.

Aller dans la nature permet aussi de se calmer, se guérir et retrouver l’harmonie dans ses sens.

Pour écrire cet article, j’ai écouté une conférence d’Alain DIKANN qui est art thérapeute et utilise le land art. Il propose d’ailleurs des ateliers en Bretagne ( Lorient) lorsque le temps le permet. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le land art et propose des exercices très variés.

Alain Dikann

Alain Dikann est art-thérapeute certifié,  spécialisé dans les médiations arts plastiques, dramathérapie, land art et écriture, il intervient dans de nombreuses institutions en tant qu’art-thérapeute et formateur en art-thérapie. Également psychanalyste, artiste plasticien et auteur de documentaires jeunesse et adulte, il a travaillé sur les questions de médiation artistique et de créativité, particulièrement en Suisse et au Japon où il a vécu plusieurs années. Par ailleurs, il est enseignant à l’Université de Strasbourg en Master II APAS « Pratiques innovantes », co-responsable pédagogique de formation continue en art-thérapie & thérapies à médiation (Université de Strasbourg) et conférencier. À l’origine du concept de Land Art-thérapie, il anime également la chaine Youtube « Soigne Ton Art », consacrée à des vidéos sur les thérapies par l’art, les psychothérapies par l’art et les arts-thérapies.

Ouvrages

  • L’art-thérapie pour les Nuls (First, 2015)
  • Petit Cahier d’exercices d’art-thérapie (Jouvence, 2016)
  • La land art thérapie, c’est parti ! (Jouvence, 2017) – L’art-thérapie – ABC (Grancher, 2018)
  • Développez votre intelligence émotionnelle avec l’art-thérapie (Grancher, 2018)
  • Je pratique l’art-thérapie (Jouvence, 2018)
  • La confiance en soi et l’estime de soi, c’est parti ! (Jouvence, 2019) – Expression créative et résilience (Grancher, 2019)
  • Retrouver confiance en soi et estime de soi, c’est parti ! (Jouvence, 2019)
  • Se reconnecter avec la Nature par l’expression créatrice primitive (Jouvence, 2020)
  • Combattre ses addictions par l’expression créatrice (Grancher, 2020)
  • Totem Thérapie, Lanore, 2021
  • Deviens qui tu es en créant, Lanore (à paraître mai 2021) 

       

Son Site Internet : http://www.dikann.com

Son Facebook : Dikann art-thérapeute 

et Instagramhttps://www.instagram.com/alain.dikann/

Sa chaine YoutubeChaine YouTube : Soigne Ton Art 

Voici quelques exemples de Land Art réalisés avec Emmanuelle, 13 ans, TSA ( Trouble du Spectre Autistique):

Avec Océane, 13 ans, TDAH ( Trouble de l’attention avec hyperactivité)

Une petite création personnelle à base de pouzzolane:

Fondation Marie Vincent ( formations pour aider les enfants victimes de violences sexuelles et physiques)

La Fondation Marie Vincent est une fondation située à Montréal au Canada. Elle soutient les enfants, les adolescentes et les adolescents victimes de violence sexuelle et physique en leur offrant, sous un même toit et en collaboration avec ses partenaires, les services dont elles et ils ont besoin. Elle contribue à prévenir la violence en misant sur l’éducation et la sensibilisation, et en aidant les enfants présentant des comportements sexuels problématiques.

La Fondation a développé un schéma de transformation sociale afin de présenter les impacts qu’elle souhaite avoir dans la communauté.

La fondation propose gratuitement en ligne 20 formations. Les formations s’adressent aux professionnel·le·s qui gravitent autour des enfants et des adolescent·e·s.:

Pour découvrir l’intégralité de leurs formations, je vous invite à découvrir leur site:

NousToutes ( formations contre les violences sexistes)

Les formations #NousToutes ont pour objectif de vous donner des éléments de base sur la question des violences sexistes et sexuelles : définitions, chiffres clés, mécanismes des violences, que dire à une victime ? 

Ces formations durent entre 2h et 2h30 et sont gratuites.

Elles se tiennent sur Zoom. Chaque formation peut accueillir jusqu’à 1000 personnes. 

→ Pour participer, il suffit de choisir votre date et de remplir le formulaire. Vous recevrez un mail avec le lien Zoom pour rejoindre la formation.

Pour vous inscrire c’est ici: https://docs.google.com/document/d/1IsmJjew8UMqAc5fRSJIYcuTcUKDIOHvr8uCP9F8wpAU/edit?fbclid=IwAR0nnTMb4W1Iy7nOdDpYnK_c5Q-eG4dxdsbGwZmjwXD_-iy7nOvyWNXE4fo

Pour info: Le collectif #NousToutes est né en juillet 2018 de la volonté de créer une déferlante réunissant toutes les forces possibles pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Représentant différents aspects de la lutte féministe, des activistes, des associations, des syndicats, des partis politiques se sont unis pour la 1ère grande marche française autour de cette cause commune.

La charte et l’appel à la deuxième marche commune de 2019 définissent le positionnement, les objectifs et la forme des actions de #NousToutes.

Leur site internet: https://www.noustoutes.org/nous-connaitre/

Stand Up (Programme contre le harcèlement de rue)

L’Oréal Paris, l’ONG Hollaback! et la Fondation des Femmes se sont unis pour construire un programme contre le harcèlement de rue. Ce programme intitulé Stand Up propose des gestes simples, mais déterminants, qui permettent d’intervenir en toute sécurité lorsqu’on est victime ou témoin de harcèlement de rue.

Nous en sommes témoins au quotidien, mais gêné·es, nous détournons le regard. Nous avons une envie irrépressible de parler, mais restons prudemment silencieux·ses. Nous voulons tous·tes faire quelque chose, mais ne savons pas quoi. Ou pire, nous finissons par penser que « ce n’est pas si grave ».

Le fait de ne pas savoir en quoi consiste le harcèlement de rue et de ne pas savoir quoi faire limite notre capacité à réagir, réduisant progressivement l’estime de soi des personnes qui le subissent.

Vous souhaitez apprendre à réagir lorsque vous êtes témoin ou victime de harcèlement de rue ? Vous pouvez vous former directement sur ce site (10 minutes) ou participer à leurs formations live délivrées en format webinar par les formatrices de la Fondation des Femmes en vous inscrivant ici (1 heure).

Les 4 styles d’attachement: définition

Du fait de notre nature animale, nous sommes biologiquement programmés pour nous attacher aux autres et ce dès la naissance  » un bébé seul n’existe pas » écrivait Donal WINNICOTT. En effet un bébé humain ne peut survivre sans un adulte s’occupant de ses besoins primaires de nourriture et de sécurité, et cela inclut ses besoins affectifs. Cette relation d’attachement primaire lui permet de bien de développer tant physiquement que psychiquement.

Connaitre son script de style d’attachement constitue, je le pense, un indispensable lorsque l’on travaille dans le social. Pouvoir identifier celui qui est à l’œuvre pour l’Autre que l’on accompagne est aussi important . Afin d’organiser au mieux la « danse » relationnelle.

On repart à l’initial en 1958, grâce aux travaux de recherche de John BOWLBY , psychiatre. Ce dernier déclare : – « When he is born, an infant is far from being a tabula rasa » ( quand il naît, un nourrisson est loin d’être un tabula rasa). Selon la qualité des relations vécues avec nos parents, nous avons développé pendant l’enfance, une certaine façon d’être au monde, d’être avec les autres et d’être avec soi-même, émotionnellement. Ces façons de fonctionner sont appelées styles d’attachements. BOWLBY a catégorisé 4 styles d’attachement décrivant notre manière d’interagir avec soi-même et avec l’autre.

De nos jours, l’attachement permet d’éclairer nos liens de proximité et de soutien avec nos proches, nos parents en premier lieu pendant l’enfance, puis avec nos amours et ami(e)s proches ou encore nos enfants à l’âge adulte.

Les 4 styles d’attachements distingués sont :

  • l’attachement sécure (50% à 60% de la population*)
  • l’attachement évitant/craintif ( 25%)
  • l’attachement anxieux/fusionnel (20% )
  • l’attachement désorganisé/chaotique ( 5%)

*étude de C HAZAN et P R SHAVER, Romantic love conceptualized as an attachment process journal of personality and social psychology, 52,1987, p 511-524

Saviez-vous que 80% des soignants et professionnels œuvrant dans l’accompagnement tous métiers confondus, ont un style d’attachement insécure?*

*chiffre communément admis chez les théoriciens de l’attachement. Dr Nicole GUEDENEY enseignant le DU L’attachement à Paris 7, l’évoque dans ses cours.

L’enfant naît avec 100 000 milliards de neurones, qui ne sont pas connectés les uns aux autres. c’est grâce à la première relation que tous les circuits se mettent en place petit à petit. On sait maintenant que le contact physique, la voix, le toucher, une bonne écoute des besoins de l’enfant et la présence de la mère vont lui permettre de construire des réseaux qui transmettent l’information du cerveau au reste de l’organisme. Cela lui permet aussi d’apprendre à gérer le stress et les émotions fortes. le fonctionnement cognitif de l’enfant va se développer au sein de ce creuset relationnel.

1. Je vis la relation en confiance: le SECURE

L’attachement sécure caractérise les personnes ayant eu un environnement général, suffisamment sécurisant dans l’enfance pour favoriser une manière d’être au monde relativement stable et adaptée au niveau émotionnel, cognitif et comportemental.

4 caractéristiques ont été décrites pour une figure d’attachement sécurisante:

  • la force: le parent est une base de sécurité physique pour son enfant.
  • la sagesse: le parent peut accompagner son enfant en posant sur lui un regard d’adulte doté d’une vision du monde adaptée, réaliste et plutôt positive.
  • la sécurité affective: le parent représente un refuge, un havre de sécurité vers lequel l’enfant se tourne lorsqu’il est en détresse.
  • le soutien au développement: le parent permet la construction de l’individualité de l’enfant et ses capacités à explorer le monde.

Un enfant sécure est un enfant qui est en capacité d’exprimer ses besoins de soutien et de proximité. Pour que le processus d’autonomisation se fasse de manière sereine, il est nécessaire pour l’enfant ou l’adolescent de sentir qu’en cas de difficulté ou de stress, qu’il pourra revenir vers son parent qui saura l’accueillir et répondre à ses besoins de réassurance.

Le système d’exploration ne se résume pas seulement à la découverte physique du monde extérieur. Il inclut aussi les processus d’analyse et de compréhension de ce que l’individu vit, ressent et pense. L’enfant acquerra auprès de ses figures d’attachements une capacité à MENTALISER de manière adaptée qui se manifeste dans des interprétations plutôt justes des situations ou des associations mentales entre les évènements.

2. Je vis la proximité comme une menace: l’EVITANT/le CRAINTIF ( style insécure)

 » je ne peux compter que sur moi-même »

L’enfant insécure évitant va s’éloigner émotionnellement de lui-même et du monde pour se protéger. C’est un mécanisme de défense qui lui permet de faire face durant leur enfance, voire de survivre dans un contexte où les émotions n’avaient pas leur place. La majorité des évitants a grandi avec des parents peu présents physiquement et psychiquement et plutôt rejetant. lorsque l’enfant recherchait leur proximité dans des moments de stress, il ne recevait pas le réconfort nécessaire, voire même était jugé et rejeté. A force d’expérience répétées de ce type, il a intégré l’idée que ses émotions n’étaient ni valables ni montrables et qu’il valait mieux finalement se débrouiller seul pour contrôler sa detresse intérieure.

L’enfant évitant développe ainsi une habitude à désactiver son système d’attachement, c’est à dire à minimiser ses émotions et ses besoins relationnels. Ce faisant il reproduit le mode évitant que l’on retrouve souvent chez ses figures d’attachements qui ont elles-mêmes vécu la même chose. On retrouve ainsi cet abord rigide et distancié des émotions dans l’ambiance familiale. où les différents membres s’accordent pour jouer une symphonie implicite de contrôle émotionnel.

Les conséquences:

  • anxiété
  • minimiser ses émotions et ses besoins relationnels
  • froideur et distance: être détaché de soi et des autres
  • estime de soi basse
  • manque d’assurance et d’amour de soi

Comment transformer cette blessure d’attachement? J’ai rédigé un second article: https://virginieeducatricelarochelle.com/2021/04/05/les-4-styles-dattachements-boite-a-outils-pour-aller-mieux/

3. J’ai peur de perdre l’autre: l’ANXIEUX/le FUSIONNEL ( style insécure)

 »Au secours soyez là pour moi! »

La personne avec un attachement anxieux a un grand besoin de proximité pour être rassurée et réconfortée. Elle a besoin de sentir le soutien physique et psychique de quelqu’un auprès d’elle pour diminuer son anxiété. En effet, elle n’a pas fait l’expérience, étant enfant de sentir ses parents présents pour elle de façon permanente et stable et donc à l’âge adulte, toute distanciation d’avec ceux qui comptent est vécue comme difficile, voire impossible dans certains cas. L’anxieux n’a pas vécu suffisamment d’expériences sécurisantes avec ses parents dans lesquelles il a pu sentir qu’ils étaient là pour lui quoi qu’il arrive, qu’ils protégeaient et veillaient sur lui de manière constante, en prenant en compte de manière adaptée ses besoins. Souvent ses parents ont eux mêmes un attachement anxieux et n’ont pu préserver leur enfant de leur propre anxiété quant au monde général.

Face à des parents peu cohérents, plutôt instables car vite débordés par leur propres émotions, et parfois trop protecteurs, qui ont eu tendance à lui transmettre une peur du monde extérieur et de l’avenir, l’enfant a opté inconsciemment pour une stratégie dite d’hyperactivation de son système d’attachement: il a maximisé ses comportements d’attachements afin d’alerter ses figures d’attachements pour recevoir leur attention…

Les conséquences:

  • l’anxiété
  • l’ambivalence ( la mise en échec pour aller mieux des aides extérieures, réclamer l’autre, ne pas pouvoir faire sans lui mais en trouvant que ce n’est jamais assez et en en voulant toujours plus de la part de l’autre)
  • la dépendance affective: jalousie, possessivité, recherche d’exclusivité . Ces traits sont encore plus présents quand la personne vit une situation de stress.
  • amplification du négatif et minimisation du positif
  • reproches infondés: les radars de l’anxieux sont très sensibles et s’activent plus vite et plus intensément que la moyenne quand le ou la conjoint(e) est jugé(e) comme fuyangt ou de mauvaise humeur. Le cerveau va alors bâtir des scenarii catastrophe, la plupart du temps infondés, mais source d’angoisse, de colère, de culpabilité ou un mélange de l’ensemble. L’autre est alors assez rapidement la cible des reproches explicites et sonores, soit d’une distanciation froide qui ne dure cependant jamais bien longtemps tant le stress est important. Vite préoccupé et sujet aux ruminations anxieuses, l’anxieux est ainsi rarement paisible et serein.
  • une faible estime de soi

Comment transformer cette blessure d’attachement? J’ai rédigé un second article: https://virginieeducatricelarochelle.com/2021/04/05/les-4-styles-dattachements-boite-a-outils-pour-aller-mieux/

4. Va t’en mais surtout ne m’abandonne pas: le CHAOTIQUE/ DESORGANISE ( style insécure)

 » fuis moi je te suis, suis-moi je te fuis »

L’attachement désorganisé fait régner le chaos dans la vie des personnes dont les émotions sont imprévisibles: parfois excessives et dévastatrices: rage, désespoir, honte et culpabilité toxique. Elles semblent parfois absentes et la personne paraît déconnectée de la réalité et peut évoquer un vide qui désarçonne son entourage.

Le style d’attachement désorganisé a un mélange de comportements anxieux ( hyperactivation émotionnelle et comportementale) et de comportements évitants (désactivation émotionnelle et comportementale).

Lorsque le stress n’est pas trop élevé, la personne reste relativement organisée psychiquement, sur un mode soit évitant, soit anxieux. C’est ainsi qu’on parlera d’attachement désorganisé évitant ou d’attachement désorganisé anxieux: il y a toujours une dominante.

Lorsque le stress devient trop élevé et dépasse les défenses psychiques de la personne qui sont plus fragiles que la moyenne, celle ci se désorganise: son corps et son esprit ne parviennent plus à fonctionner de manière organisée et stable. On dit aussi que la personne se dissocie. Elle bascule alors soit dans une crise émotionnelle majeure avec beaucoup d’agitation , soit dans un état d’engourdissement et de figement affectif.

Ces moments de désorganisation peuvent survenir chez n’importe qui, y compris chez une personne sécure. Seulement pour les personnes avec un attachement désorganisé, cette fenêtre de tolérance est réduite, plus encore que chez les anxieux et les évitants. Cela signifie que leur capacité de flexibilité et d’adaptabilité est moindre.

Les conséquences:

  • un paradoxe besoin-rejet de liens
  • une image de soi instable et négative
  • phénomène de « parentification »: l’enfant s’occupe de ses parents ( ou frères et soeurs) alors que ce n’est pas de son âge et cela ne fait pas partie de ses responsabilités
  • crise colère ( hyperactivation anxieuse)
  • mutisme, isolement ( désactivation évitante)

Comment transformer cette blessure d’attachement? J’ai rédigé un second article: https://virginieeducatricelarochelle.com/2021/04/05/les-4-styles-dattachements-boite-a-outils-pour-aller-mieux/

Cet article a été rédigé à partir de:

  • J’arrête les relations toxiques de Marion BLIQUE, édition EYROLLES, mars 2016
  • Guérir les blessures d’attachement de Gwenaëlle PERSIAUX, édition EYROLLES, fev.2021

Les 4 styles d’attachement: boite à outils pour aller mieux

Suite à mon premier article qui décrit les 4 styles d’attachements (https://virginieeducatricelarochelle.com/2021/04/05/les-4-styles-dattachement-definition/) , j’aborde dans ce second article les outils qui peuvent vous permettre d’avoir des pistes pour transformer ces blessures d’attachements.

Je dis bien espoir car rien n’est figé dans le temps. Les styles d’attachement peuvent évoluer. Il n’y a pas de fatalité.

C’est pourquoi il faut faire confiance :

  • à votre capacité de résilience.
  • au temps qui vous apporte les expériences transformatrices.
  • à votre cerveau qui établit de nouvelles connexions chaque jour, et de nouvelles possibilités de mentaliser ce qui n’a pas pu l’être jusqu’à présent.
  • à votre vulnérabilité qui est aussi une force pour être au service de soi et des autres.
  • à votre attachement sécure acquis à l’âge adulte qui signifie que vos évènements de vie ont généré en vous certes un attachement de type insécure pendant une partie de notre vie mais qu’aujourd’hui vous avez suffisamment œuvré et guéri vos blessures pour que votre fonctionnement ait changé et soit devenu sécure. Face à un attachement sécure inné lors de l’enfance, l’attachement sécure acquis est une vraie ressource car vous avez pu traversé des épreuves qui vous permette aujourd’hui de mieux comprendre qui vous êtes et les liens d’interaction avec les autres. C’est une richesse à exploiter , pourquoi pas en aidant et accompagnant les autres!
  • à votre conscience plus fine de la vie.
  • à votre capacité à faire face et à vous adapter.
  • à votre sens de l’intuition pour aller guérir au contact de relations sécures et réparatrices.
  • à la puissance de l’amitié
  • à la puissance de l’amour

Voilà pour les premiers éléments encourageants!

Vous en voulez d’autres?!

  • être reconnu pour qui l’on est: se guérir à travers une/des réalisations narcissiques: le mot « narcissisme » est souvent associé à l’individualisme ou à l’égoïsme or ici il s’agit du narcissisme sain qui est le socle essentiel d’une vie sereine et épanouie. Au travers de votre guérison, apparait pour vous une meilleure connexion à vous même. Cela vous permet d’aller vers les projets qui vous tiennent à cœur , trouver la voie de votre réalisation et vous accomplir pleinement dans ce que vous êtes. Telle est le sens de cette piste de travail. Faites vous accompagner par un professionnel si vous le souhaitez, mettez de côté ce qui ne vous correspond plus et allez expérimenter tout ce qui vous attire. C’est la clef du changement que d’oser prendre de nouvelles routes. Tentez et voyez! Les terrains de réussite et de nourriture narcissique sont nombreux: la sphère professionnelle, le sport, les arts, le militantisme, le bénévolat mais également les expériences riches d’une vie relationnelle aussi bien amicale qu’amoureuse. L’arrivée n’existe pas, seul le chemin compte.
  • A chacun d’entre nous de trouver notre singularité talentueuse 🙂
  • Et n’oubliez pas: Réussir soigne et nourrit!

Pour terminer voilà des pistes de travail en fonction des styles d’attachement:

Les défis de l’attachement anxieux, fusionnel :

  • apprenez à mieux vous autoréguler émotionnellement: techniques de respirations, EFT, pratique physique et sportive, créez des routines pour plus de discipline, augmentez votre persévérance et votre patience
  • Devenez votre priorité et prenez soin de vous : se recentrer sur vos besoins, découvrir qui vous êtes , ce que vous aimez, et ce pour quoi vous êtes ici.

Les défis d’ attachement évitant, craintif :

  • Connectez vous à votre corps à vos émotions: essayez la danse et les mouvements libres, les approches corporelles, l’art thérapie, la méditation et la pleine conscience
  • Verbalisez ce que vous pensez et ce que vous ressentez: en déterminant vos ressentis, en nommant les sensations et les endroits du corps associés
  • Apprenez à demander de l’aide et à le recevoir

Les défis de l’attachement désorganisé

  • Prenez conscience de vos ressources: exercice appelé le ciel des ressources ( prendre une feuille blanche A4, ecrire au centre votre prénom et tout autour les sources de réconfort et d’espoir rencontrés dans votre vie: prénoms, lieux, activités…)
  • Osez tisser de nouveaux liens de confiance
  • Travaillez à guérir vos traumatismes: techniques psychocorporelles: EMDR, EFT

Découvrez l’intégralité de ces propositions dans le livre de Gwénaëlle PERSIAUX, Guérir des blessures d’attachement, éd. EYROLLES, février 2021.

Le Trouble De l’Attention avec ou sans Hyperactivité ( TDA/H): Boite à outils

Un enfant souffrant de TDA/H est , avouons-le, un enfant qui nécessite de mettre en place beaucoup d’innovations éducatives au quotidien. Chaque enfant étant unique, la réponse éducative la sera aussi.

Dans cet article, je liste quelques une des réponses éducatives que j’ai pu mettre en place dans le cadre de mon expérience professionnelle à domicile auprès d’un enfant TDA/H :

  • Encourager et féliciter… souvent! La stratégie la plus efficace, sur le long terme, face à un enfant TDA/H consiste à multiplier les encouragements et les récompenses. Cela passe par ce qu’on appelle les renforçateurs sociaux. c’est une manière pour l’adulte de faire plaisir à l’enfant en exprimant sa satisfaction, de manière très explicite, théâtrale par des mimiques, des sourires, des gestes encourageants et des paroles positives  » bravo! je suis très content de toi, tu as fait énormément de progrès.. ». L’intérêt des renforçateurs sociaux est varié et immense. l’enfant TDA/H se sent fréquemment incompris et mal-aimé. Développer et systématiser quotidiennement cette habitude, représente une petite révolution pour lui qui retient surtout ce qu’il rencontre le plus, c’est à dire jusque là des moqueries, des réprimandes et de la dévalorisation.
  • Mettre en place un « système à points » . Ce système permet de définir ce qu’on attend de l’enfant et permet de lui attribuer des récompenses fréquentes et immédiates. Le/les comportements à renforcer doit être écrit et défini de façon facilement compréhensible par l’enfant. Moi par exemple j’utilise la formulation « JE …  » Pour atteindre la réalisation des comportements souhaités, 2 supports sont très efficaces: le premier étant un calendrier de semaine sur lequel l’enfant collera son « point » si les comportements souhaités ont été obtenus. L’enfant aura au préalable été en magasin choisir ses gommettes ou autocollants préférés. Il peut même participer à la création de ce calendrier afin de renforcer son implication. Le 2eme support que j’utilise est le pictogramme afin de définir ce qu’on attend de l’enfant. Je vous recommande un support parmi d’autre: Rituels de la journée aux éditions Mango . A aimanter sur le frigo. Toutes les actions du quotidien y sont représentés.

semainier ManZabull et Rituels de la journée, éditions Mango: ( https://youtu.be/Cu35qk1xeO4 )

  • Un allié, le minuteur: La concentration est généralement de courte durée chez un enfant TDA/H. l’amener à faire une tâche peut vite tourner à l’affrontement stérile et usant. L’utilisation d’un time timer ( classique ou en variante ), de sabliers de temps , de sabliers lestés ou encore un application gratuite sur le téléphone comme le Mouse Timer, entraine l’enfant dans un jeu de rapidité d’accomplissement de la tâche où les parties sont gagnantes: l’enfant se met au défi de réaliser la tâche avant la fin du temps qui s’écoule et le parent voit son enfant accomplir la tâche. Cette stratégie est utile pour diverses tâches de la vie quotidienne: lever, brosser les dents, s’habiller, faire les devoirs, ranger ses jouets ect… C’est aussi une manière de fracturer le temps et permettre à l’enfant de se concentrer sur un objectif avec une durée limitée pour après réaliser une autre tâche qu’il affectionne davantage.
  • Fixer des règles et rester constant: Un enfant TDA/H lui même instable apprécie la stabilité dans son environnement, particulièrement dans les règles de conduites imposées par les adultes qui l’éduquent. Un environnement stable est donc rassurant pour lui
  • Mimer l’indifférence face à une colère mineure: Lorsque la colère couve mais n’a pas encore éclaté, détourner l’attention de l’enfant s’avère efficace. Une façon pour cela est de lancer un jeu ou une activité ne risquant pas de le frustrer et dont il retirera au contraire de la satisfaction. Ignorer les comportements perturbateurs d’un enfant peut devenir une tâche franchement difficile s’il fait « monter les enchères » par des cris ou en tambourinant de plus en plus fort la porte de sa chambre par exemple. Pourtant sortir de l’indifférence, et changer d’attitude selon l’intensité de sa colère, serait lui donner raison d’avoir augmenter ses cris. Conserver son calme et poursuivre ses activités est la seule réponse à donner pour lui prouver l’inutilité de son comportement.
  • A partir de 6 ans, aider l’enfant à réfléchir avant d’agir: Confronté à un choix , une décision à prendre, un problème à résoudre ou une contrariété à surmonter, l’enfant TDA/H tend beaucoup plus que les autres, à répondre par des stratégies irréfléchies et inéfficaces favorisée par le syndrôme. Pour initier l’enfant à réfléchir et développer sa faculté à anticiper les conséquences d’une décision et action, les techniques d’impact entre autres, sont très efficaces. Les techniques d’impact sont de petites activités simples et aisément applicables qui utilisent des propositions souvent visuelles telles que des objets, le mouvement, le graphisme, les métaphores, l’expression, l’écriture et les fantaisies mentales. Ces activités ne durent que quelques minutes.

J’avais rédigé un article sur ce sujet avec environ 25 exemples concrets de techniques d’impact: https://virginieeducatricelarochelle.com/2021/01/08/les-techniques-dimpact/ .

  • Vous pouvez également retrouver 80 activités à destination des enfants pour le faire progresser en attention, en concentration, en coordination, en mémorisation et en valorisation et maitrise des émotions dans le livre L’enfant Papillon , à l’écoute de l’enfant hyperactif de Gilles DIEDERICHS , édition Larousse. Gilles DIEDERICHS est sophro-relaxologue.

Enfin deux livres très bien écrits de François BANGE, psychiatre, pourront également vous guider pour explorer ce sujet:

L’enfant inattentif et hyperactif, le comprendre et l’aider, ed. InterEditions 2014 et Vivre et communiquer avec un enfant hyperactif, ed. InterEditions 2007

Jean PIAGET , théoricien du développement cognitif de l’enfant

Jean PIAGET: de son nom complet Jean William Fritz Piaget, né le 9 août 1896 à Neufchâtel en Suisse et mort le 16 septembre 1980 à Genève, est un biologiste, psychologue, logicien et épistémologue suisse connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie à travers ce qu’il a appelé l’épistémologie génétique (ou structuralisme génétique). L’éclairage qu’il apporte sur l’« intelligence », comprise comme une forme spécifique de l’adaptation du vivant à son milieu, sur les stades d’évolution de celle-ci chez l’enfant et sa théorie de l’apprentissage exerceront une influence notable sur la pédagogie et les méthodes éducatives. Il a obtenu plus de 30 doctorats dans différentes universités à travers le monde. Il fondera en 1955 le centre international d’épistémologie génétique. Il a rédigé une soixantaine de livres et plusieurs centaines d’articles.

Jean PIAGET se déclarait être constructiviste c’est à dire qu’il pensait que la connaissance est affaire de continuelles constructions nouvelles, par interaction avec le réel et et que ces construction ne sont pas préformées: il y a selon sa théorie, créativité continuelle. Ainsi pour PIAGET la connaissance n’est pas préformée ni dans les objets, ni dans les sujets mais qu’il demeure toujours auto-organisation et par conséquent continuelles constructions et reconstructions.

Selon Jean PIAGET, le savoir n’est pas régit par une maturation interne ou un enseignement externe. C’est une construction active dans laquelle l’individu construit progressivement des structures cognitives de plus en plus complexes à travers ses propres activités.

Découvrez dans ce documentaire , Jean PIAGET qui explique les expériences qui lui ont permis de forger sa théorie.

Pour ceux qui souhaitent découvrir de façon simple, les différents stades de développement de PIAGET, je vous invite à découvrir cet article: http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychiatrie/enfant/therapie/piaget.htm

Formation/sensibilisation gratuite en ligne en éducation spécialisée

Quand on exerce en indépendant, la question de la formation professionnelle se pose. Pour actualiser nos pratiques professionnelles et se tenir au fait de ce qui se propose auprès des publics, voici un ensemble de liens vers des sites que j’ai découvert à travers mes recherches. A ma grande surprise, il y a beaucoup de sites d’organismes reconnus , sérieux et engagés qui dispensent des formations professionnelles et des sensibilisations gratuites sur diverses thématiques.

Concernant une actualisation de nos connaissances, ces sites suffisent à nous stimuler et à nous faire évoluer dans nos pratiques du quotidien. Ainsi l’adage qu’il faut forcément payer pour avoir un contenu de qualité ne se vérifie pas ici !

Si vous souhaitez vous actualiser sur des techniques ou réflexions d’intervention éducative: vous êtes au bon endroit!

A partager et à consulter lorsque la curiosité et la soif de connaissance vous prend:

VIOLENCES SEXUELLES ET PHYSIQUES:

TDAH:

AUTISME:

HANDICAP:

TROUBLES ALIMENTAIRES:

SYSTEMIE:

IMAGE CORPORELLE: