Mettre le holà

Alice Neel

Lorsqu’on est habitué à œuvrer au service des gens, on a une tendance principale à laver la vaisselle sale des autres. C’est une habitude qu’on a pris. Endosser ce qu’on ne doit pas endosser.

Faire le travail du « non » et du refus est alors nécessaire à mettre en place. En général il intervient après un schisme à l’intérieur de nous car la vaisselle sale des autres s’accumule et l’on devient vite débordé. Et l’abus de l’autre devient de plus en plus flagrant. Le temps passé à laver la vaisselle sale de l’autre est un temps perdu à ne pas vous occuper de vous. C’est une spécialité du travailleur social, ne nous cachons pas. Mais le travailleur social est un être humain donc on peut supposer que ce soit le lot de beaucoup d’autres personnes.

Retrouver son autoroute du pouvoir et arrêter de se charger de la merde des autres est de l’ordre alors de la survie.

Reconnaître que la situation n’est pas normale. Et y mettre un holà.

De quelle manière? En vous demandant comment vous vous sentez et en validant votre premier ressenti. D’où qu’il vienne. Ne surtout pas le mettre de coté. Valider votre ressenti et juste votre propre ressenti, c’est le début de votre chemin à vous.

Je dis  » juste votre propre ressenti », car en général face à cela, l’autre va vous inventer des ressentis qui correspondent à l’histoire qu’il se raconte et qui sert à son problème. On reconnait lorsqu’on met un holà lorsque l’autre réagit avec véhémence à votre refus. En général l’abuseur nous demande d’être et de faire ce que lui a décidé pour nous et que pour lui , chose importante, c’est la seule alternative à SON problème. Nous risquons alors de devenirs la pâte à modeler de cette personne qui ne voit alors aucun problème à nous faire endosser la responsabilité de ses manques.

En s’appuyant sur le manque d’amour que nous avons de nous-même évidemment! Parce qu’autrement cela n’aurait pas de prise.

Cela vaut dans la vie pro comme de la vie perso.

Pensez-y.

4 commentaires sur « Mettre le holà »

  1. Excellente métaphore. Il est parfois difficile de faire confiance à son premier ressentit. Pour ma part, Le chemin est encore long pour atteindre la bonne distance et le mot juste au mot l’accompagnement.
    Cordialement
    Jalil

    Aimé par 2 personnes

  2. Bonjour.
    Tres intéressant. Je vais u réfléchir car le regard de l’autre me semble trop important. Je.manque de confiance en moi.
    Si vous avez des pistes je prends.
    Merci

    Aimé par 1 personne

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